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Désolé

2026-04-27

Désolé
BoBo OnO
BoBo OnO signe son retour avec Désolé, extrait solaire et insouciant. Absent sur disque depuis 2022, le projet de l’alter ego de Nicolas Beaudoin (Julie Doiron, Dany Placard) revient avec une pièce ad hoc pour l’arrivée des beaux jours, prélude à un deuxième album à paraître sous Simone Records.

BoBo OnO (avec cette très précise graphie des deux B et des deux derniers O en majuscule, ben important) a lancé son premier album Fluxus il y a déjà quatre ans, et s’est fait relativement discret depuis. Mais le voici prêt à entamer sa résurgence et à déferler sur les scènes du Québec. Désolé, morceau rock motorik aux moments psych et premier jalon de la suite, est offert sur toutes les plateformes.

J’ai apprécié le temps passé avec toi baby
J’ai aimé les fois où nous mangions les routes brûlantes
On a buzzé à découvrir le monde ensemble, s’évader
Tout pour le rock on a décidé de vendre nos âmes, désolé…

Rapidement, pour qui n’est pas au fait ou ne se rappelle pas, BoBo OnO est cet autre moi de Nicolas Beaudoin : un énergumène élancé, chapeauté de fourrure et luisant de toc, qui aime la vie, la musique et la danse – et qui, surtout, serait le fils illégitime de Yoko caché à Dolbeau. Et le voici en mode « sorry not sorry » avec un hymne feel good dédié à son amie et accompagnatrice Vivianne Roy (Les Hay Babies, Laura Sauvage), faisant l’apologie de leur mode de vie à la fois effervescent et bohème : « Désolé, c’est une chanson portant sur l’amitié, la complicité, le voyage (la tournée) et les sacrifices faits par un musicien passionné qui ne regrette pas d’avoir vendu son âme au rock & roll. » - BoBo OnO

Le groove qu’on lui connaissait est ici troqué par un allant motorik bien diligent, augmenté de passages psychédéliques et de chœurs indie pop, ce qui évoque le relent d'une incarnation passée de Beaudoin, alors qu’il était à la tête du groupe PONI, notamment. Mais, dans le cas de BoBo OnO, voyons ça comme un ajout à sa vaste et perméable palette sonore, témoignant de son ouverture sur tout ce que le monde a de beau à offrir, le rock & roll est pluriel et BoBo en accueille affablement toutes les déclinaisons. Désolé, chante-t-il, alors qu’il ne l’est pas pantoute de tout sacrifier sur l’autel du rock. Désolé, chante-t-il, alors que la chanson avance, autoportée par sa cadence, comme si elle était son propre véhicule vers les horizons infinis des frasques possibles. Désolé, chante-t-il, alors que la dernière syllabe s’étire en un chœur solaire et insouciant, fin prêt pour le retour du beau temps et pour que celui-ci dure tout le temps.
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