2026-04-07
Le mentor
Fuudge
Encore sur les braises de L'abomination, extrait lancé à la mi-mars, Fuudge rapplique déjà avec Le mentor, annonçant du même coup son quatrième album studio en dix ans ! Pluriel, le son de Fuudge a des propriétés distinctives tout en étant perméable et c’est particulièrement le cas avec Le mentor, alors que le quatuor dévoile un nouvel aspect funky de sa pratique, couplé aux éléments fuzzés et psychédéliques qui la définissent davantage. Tout ça pour dire que, même si ça peut sonner comme la pièce la moins Fuudge du répertoire du groupe, ça lui est simplement le début d’une autre avenue possible : chops disco funk et refrains presque pop (tout en restant psych), oui pourquoi pas, tant que la disto et le groove y sont ?
David Bujold y chante la recherche de sens et l’émancipation avec une voix et une énergie diligentes qu’on ne lui connaissait pas encore, sur une composition qui évoque une confluence de Chocolat, Galaxie, zouz et Population II. « Je sais pas d’où ça m’est venu ce mood-là saccadé, un peu robotique. J’ai fouillé un peu dans le funk des années 70, des trucs comme Chic ou Sister Sledge, j’ai pas trouvé l’influence directe. Ça pourrait être un mélange de Bowie et des Beatles. » - David Bujold, Fuudge
L’extrait est augmenté d’un vidéoclip réalisé et monté par Bujold lui-même. Il y utilise une technique qui lui est familière, étrennée dans celui d’Au cou de nos amours mortes, quelque part entre la vidéo et le stop-motion, donnant un effet scindé et saccadé qui devient rapidement drôle et caricatural. Et c’est à travers ce capharnaüm d’images que l’auteur-compositeur appuie et développe les thèmes abordés par la chanson, la cassure et le renouveau.
Le mentor est un prélude à Les horribles, attendu le 15 mai sous Folivora, un nouveau corpus surprenant à plusieurs égards, notamment par son approche littéraire plus soignée et par une certaine extravagance qui rappelle parfois les premières heures du groupe.
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